La Vénus Hottentote danse au lycée Othily

Ce lundi 12 janvier 2026, le lycée G.Othily accueillait Chantal Loïal, chorégraphe et fondatrice de la compagnie de danse Difé Kako, accompagnée de son équipe. Les élèves de Terminale Générale ont pu découvrir « On t’appelle Vénus », une chorégraphie dédiée à Saartjie Baartman, plus connue sous l’appellation de « Vénus Hottentote ».

Mis à jour le vendredi 16 janvier 2026 , par AnneClaire RENAUDIN

LA VENUS HOTTENTOTE

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Cette femme sud-africaine née à la fin du XVIIIème siècle, réduite en esclavage, exhibée dans les foires pour son physique atypique, meut à paris en 1815, à l’âge de 26 ans.
Son histoire, souvent prise pour exemple, révèle la manière dont certains Européens esclavagistes considéraient à l’époque ceux qu’ils désignaient comme appartenant à des « races inférieures ». Déjà de son vivant, les traitements qu’elle subissait furent l’objet de polémiques.
Elle symbolise également les revendications des peuples autochtones quant à la restitution des biens culturels et symboliques ainsi que celles des restes de corps humains toujours conservés dans certains musées.

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UN ATELIER PERCUTANT
Avant la représentation, les élèves de TG2 ont eu la chance de participer à un atelier d’introduction qui a préparé leur corps à percevoir le message. L’atelier a quelque peu obligé nos jeunes à "sortir de leur zone de confort", à travers des exercices collectifs épuisants ! Chantal Loïal a bien mis en évidence la nécessité de "jouer collectif" dans un monde qui pousse à l’individualisme, au mieux, et, au pire, au manque de bienveillance. Les mêmes élèves ont ensuite participé au spectacle, pour rendre hommage à la Vénus Hottentote.

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EN RELATION AVEC LE PROGRAMME DE PHILOSOPHIE
L’histoire de Saartjie Baartman entre en résonance avec certains points au programme de philosophie, ce qui n’a pas échappé à M.Nagera. C’est une bonne ouverture à des questions aussi fondamentales que : l’altérité, la notion de race et de hiérarchisation des races, la responsabilité du spectateur, la relativité des critères esthétiques, l’occidentalocentrisme… autant de notions fodamentales que la suite de l’année permettra d’explorer.

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Seul notre lycée aura eu le privilège d’accueillir "On t’appelle Vénus" cette année… Merci à Chantal Loïal et à son équipe !

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